La mare : une tradition, une histoire, un avenir, un projet

Une tradition…
L’histoire de la Picardie révèle qu’au XIXème siècle chaque village était doté d’une ou plusieurs petites mares. Bien utiles pour de nombreuses activités, elles servaient à lutter contre les incendies, d’abreuvoirs pour les animaux, au rouissage du lin et du chanvre, à refroidir les métaux travaillés par les forgerons, alimenter les lavoirs, canaliser les eaux de pluie qui ruissellent…Au XXème siècle, les travaux de voirie et le développement des réseaux d’eau potable les ont fait disparaître en grande partie car les besoins ne sont plus les mêmes . Cependant, le développement des notions écologique invite à redécouvrir les mérites de la mare pour l’écoulement des eaux de pluie, la maîtrise du ruissellement pluvial et souterrain.

Une histoire…

1917

Aujourd’hui 2014

Avant la seconde guerre mondiale :
Les hivers étaient rudes, et la mare était souvent gelée .Les gens s’y retrouvaient, petits et grands pour se divertir avec des glissades. La mare n’était pas clôturée, ils prenaient leur élan dans la rue de l’église. La guerre a mis fin à ces divertissements, puis la météo plus clémente
Avant la guerre, la mare avait pu être complètement curée. Après un été particulièrement sec, où le niveau avait baissé, les charretiers qui travaillaient dans le village, étaient descendus avec leurs attelages et ramassaient à la bêche la vase, pour nettoyer la mare
Souvent les familles possédaient des oies, celles-ci descendaient à la mare pour boire, et nager avec les canards .La mare ainsi habitée, était très vivante.
Dans les années 60, elle a un jour servi de point incendie pour éteindre le feu qui avait pris à une grange du village.
Aujourd’hui elle reste le centre du village, et permet aux pêcheurs et aux promeneurs de s’y retrouver en toute sérénité.

 

Un avenir …
Pourquoi préserver les mares ?
Les mares sont des « réservoirs » de biodiversité. L’étagement des végétaux en fonction du niveau
d’eau crée une grande diversité d’habitats. De nombreuses espèces, tant animales que végétales,
dépendent de ces milieux pour vivre. Certaines, rares, bénéficient d’u n statut de protection. La
raréfaction des mares met donc directement en cause leur survie.
Les mares sont devenues des zones de refuge potentielles pour de nombreuses espèces remarquables
.La présence d’un réseau de milieux humides sur un territoire est nécessaire aux espèces migratrices, à
la dispersion des espèces ou aux échanges génétiques entre les différentes populations
Par ailleurs en retenant l’eau de pluie, les mares participent à la gestion locale du ruissellement et à la
lutte contre l’érosion. Elles contribuent ainsi à l’amortissement des crues, à la prévention des
inondations.
Et enfin c’est un héritage culturel à conserver !

Un projet…
Nous avons contacté Mr CANIVE de l’association pour le développement de la recherche et de
l’enseignement sur l’environnement (ADREE) afin de nous épauler sur la remise en état de la pièce
d’eau. Le projet est à l’étude, nous aurons probablement un étudiant de l’université de Picardie qui nous
conseillera dans le cadre de son cursus. Vous pouvez consultez le site suivant :
http://www.naturagora.fr , afin de vous rendre compte des actions menées par cette association.

 

1989

La mare, qui autrefois débordait

1998

2000